mercredi 18 septembre 2013

La fin de l'Espagne

Après avoir quitté Patricia et Michael, nous sommes allés à Tarifa, extrème pointe sud de l'Espagne où nous attendait un Help'x pour 3 semaines.
Nous y resterons finalement que 5 jours.

Durant ces 5 jours, nous étions perdus dans la "Finca" sans eau, électricité, douche, WC et avec pour seule compagnie, notre hôte, Eleanie (une mexicaine en passage comme nous) et des lamas, poney, chevaux,...

Notre tache a été de faire une cuisine extérieur et je pense ma fois que l'on a pas trop mal réussi!

Après cette pause "travail" nous somme retournés dans la civilisation dans la ville de Tarifa où nous avons pris une auberge pour 3 nuits.
Pour ma part, je trouve que l'auberge de jeunesse est indispensable lorsque l'on veut découvrir une ville et profiter car elle permet de se décharger des sac durant la journée!

A l'auberge, nous avons rencontré un Allemand et un Argentin avec qui nous avons passé ces jours entre la plage, le bar Taco Way (je le recommande à tout personne allant à Tarifa!!) et les rues de la ville.
A la fin de ces 4 jours nous somme remontés sur Algeciras et de là nos routes se sont séparées.
Je continuais seul en direction de l'Afrique pendant que Mia et nos deux nouveaux amis remontaient vers Barcelone avant de rentrer à la maison.


Je suis pour ma part donc retourné à Gibraltar chez Nicky, un couchsurfer chez qui nous étions passé en allant à Tarifa pour une nuit.
Chez Nicky, véritable maison de couchsurfer, j'y ai rencontré un Autrichien qui vient de trouver un bateau pour les iles Canaries Il veut rejoindre le pôle Nord pour ensuite rallier le pôle Sud en stop vie le continent Américain. Il se trimbale 40kg de matos sur le dos quand même!

J'ai aussi rencontré une Belge voyageant seule et en partance pour l'Afrique. A l'opposé de l'Autrichien, elle n'a qu'un petit sac de 25L pour seul bagage. Respect d'arriver à voyager avec si peu! Elle repartira avec le Traveler's Book, elle est donc le 2eme maillon d'une grande chaîne je l'espère!

Le lendemain, je suis allé dans la Marina de Gibraltar pour rechercher un bateau en partance pour le Maroc. La capitainerie me dira qu'aucun bateau n'est sur le départ ici mais me conseillera d'aller voir dans la Marina espagnole. Chose que j'ai de suite fait et après un refus, je trouverais mon bonheur, une famille de français qui se rend au Maroc à Rabat dans 2 jours. Parfait! Malheureusement, ils ne veulent me prendre au final car ils font un périple et ont peur d'avoir des souci en arrivant à 4 et en repartant à 3.


Si tout va bien donc, je devrais être en Afrique en fin de semaine!
Je me met donc en route maintenant pour Algeciras afin de faire du Ferry-stop!

Coté bilan sur l'Espagne, j'ai donc fait la côté méditerranéenne en stop et je peux vous dire que ce n'est pas facile!
côté compteur je suis maintenant à 2000km depuis chez moi; J'ai bien réussi à tenir mon budget de 15€/ jour puisque en moyenne, j'ai dépensé 12€ / jour

Ce que je retiendrais de l'Espagne c'est
mon premier Help'x à Llançà, comme une nouvelle famille

la nuit sur un toit de Barcelone

les 6h de stop au bord de l'Autoroute sous un soleil de plomb

Antonio, le Gypsi avec le coeur sur la main
la Pepe family à Tarifa


maintenant je vous laisse, et vous dit à bientôt sur le continent Africain!

samedi 7 septembre 2013

Alazoina, première expérience...

Nous avons donc quitté Màlaga en forme pour rejoindre Michael et Patricia, nos hôtes Help'x pour deux semaines.
Un bus depuis Màlaga nous à fait traverser les montagne et terres arides espagnoles pour nous déposer à Alozaina, petit village perdu de 4000 âmes.

Patricia nous a récupérés et nous somme partis avec elle en voiture sur une petite route puis un chemin et enfin une piste pour arriver au milieu de nulle part....
Partout autours de nous, des oliviers, de la terre rouge et le silence. Au moins on sait que l'on va être au calme ici!

Patricia et Michael sont arrivés ici il y a 10 ans. Il sont originaires d'Angleterre où ils avaient montés une "communauté". Alors par communauté, on peut penser à plein de choses. Pour ma part, la première qui m'est venue à l'esprit c'est secte. Non, en fait la communauté qu'ils ont fondée là bas est en fait constituée de gens vivant ensemble en cherchant à minimiser le plus possible leur impact sur la planète. Ils essayent d'être auto-suffisant en terme de nourriture, produisent leur énergie, recycles leur déchets.... Le tout donc en vivant ensembles (mais en ayant quand même des possessions privées) et en instaurant l'échange humain au centre de leur vie. Ainsi ne passe pas d'argent dans la communauté, le savoir-faire du charpentier est partagé par ceux qui y sont intéressés, les plantes font parties de leur alimentation mais aussi de leur santé car c'est avec elles qu'ils se soignent. Le peu d'argent nécessaire à l'achat d'essence ou de nourriture par exemple est gagné en allant travailler dans le monde "extérieur" quelques jours par semaine/mois.

Patricia et Michael sont donc venus ici à Alazoina pour fonder une autre communauté et continuer leur style de vie.
Ils sont donc seuls avec leur fils, sa femme et leur fille dans un grand terrain parsemé de quelques 220 oliviers, de nombreuses plantes dont chacune à une utilité précise, le tout au pied d'une montagne et au dessus de la vallée.

Nous avons eu pour dormir droit à une caravane dans le jardin et disposions de notre salle de bain dehors. Alors pour la douche il fallait la prendre l'aprem' pour avoir de l'eau chaude. Le souci est que pendant la journée il faisait trop chaud pour prendre une douche chaude. On avait donc droit à une douche froide le soir.... Et à 500m d'altitude en Espagne eh ben le soir il fait froid!
notre cuisine à l'extérieur

La maison est vraiment située au milieu de nulle part, si ce n'est entre des oliviers, et ne dispose donc pas d'eau courante. Ils y a donc de nombreux réservoirs et tuyaux sur la propriété pour avoir de l'eau pendant les 5 mois sans pluie (de Mai à Septembre).
Ils écrivent "Eau Je t'aime" sur le bidon d'eau
car ils disent que cela permet de rendre
l'eau potable... Il suffit d'y croire en fait!

Chaque goutte d'eau est donc utilisée puis réutilisée. Ainsi, l'eau de la douche part dans le jardin, l'eau de la vaisselle dans les plantes

et même notre urine sert pour les oliviers (très bon parait-il).
Concernant les toilettes, on peut résumer ça à une caisse en bois. Mais attention, avec une superbe vue lorsque vous faite votre dépôt!
La cabane au fond du jardin...

La vue depuis le trône

Concernant notre travail, je dois dire que c'est assez cool.... On se lève à 8h30 pour attaquer une heure plus tard. On taille les oliviers, débroussaille le jardin, faisons de la peinture, du bois,....

L'aprem' est généralement propice à a sieste avant de refaire un peu de travail en début de soirée lorsqu'il fait moins chaud.
un des 220 oliviers

Patricia et Michael étant anglais, on parle donc exclusivement anglais et du coup notre espagnol ne progresse pas des masses... Cela ne nous empêche pas d'échanger sur les vertus des plantes, les mayas et autres croyances spirituelles...

Concernant l'endroit, il est propice à la méditation et les soirées passées sur les différentes plateformes nous offrent une vue magique!

On aura même la chance un soir de voir passer au dessus de nous une 50aine  d'aigles. On se situe en fait sur leur trajet migratoire en direction de l'Afrique pour les fêtes de noël. L'instant était vraiment magique!

Maintenant nous revoilà sur la route, direction Tarifa où 3 semaines de Help'x nous attendent. Dernier bout en terre Espagnole!


pour les photos, ça se passe toujours ici


dimanche 25 août 2013

Barcelone - Màlaga en stop: tout ou rien!

 Après avoir passé 4 jours formidables à Barcelone, nous avons donc repris la route dans la direction de Màlaga, 900 km plus au Sud.

Après avoir pris un métro pour sortir de la ville, nous voilà pouce tendu avec notre pancarte sur la bretelle d’accès à l’Autoroute. Comme d’habitude, personne ne s’arrête jusqu’à ce qu’une BMW nous prenne. Il s’agit en fait d’un allemand en déplacement pour affaire. Il nous propose de nous amener plus bas à environ 100km. Nous voilà donc en Espagne à parler Allemand et je dois dire que ça fait plaisir ! surtout lorsque l'on maîtrise mieux l’Allemand que l’Espagnol !

Notre chauffeur travaille en fait pour Rolce Royce (qui ne fait plus de voiture maintenant) et après ces 3 jours en Espagne, va en Hollande puis Paris puis le Grèce. Pas mal comme travaille non ?
Il nous dépose donc à sa sortie d’Autoroute ou on espère retrouver quelqu’un pour continuer.
On fait d’abord une pause raisin (à point dans les vignes !) et siesta pour récupérer. Mia est toujours malade et dort beaucoup et quant à moi mon gros orteil me fait de plus en plus mal.

Après cette petite pause, on reprend le stop d’abord sur le péage de l’Autoroute qui s’avère être trop petit et pas assez parcouru dans la direction que l’on veut aller. On se met donc sur la nationale, à la sortie d’un rond point. Il fait très chaud, il n’y a pas d’ombre, beaucoup de voiture mais aucune ne s’arrête. On nous dévisage, on nous fait signe qu’on ne va pas loin et que du coup on ne peut pas nous prendre, on nous regarde même pas. Quand on a de la chance, on obtient un sourire de la personne qui nous indique qu’elle n’a plus de place. Forcement on se met à maudire les chauffeur espagnol et à devenir un peu méchant…



On finira, après plus de 6h sur cette route par aller a pied sur la nationale pour s’arrêter dans une station service le temps d’une boisson fraîche (le bonheur !) et de profiter de la connexion Wifi pour voir où on est. On continuera de marcher pour aller acheter de quoi manger un peu et ensuite trouver ou dormir. Après avoir traversé quelques quartiers et une rue pleine de prostituées, on trouve notre bonheur : un petit sous-bois au dessus d’une raffinerie… On tend les hamacs et nous endormons avec l’espoir de bien avancer demain en stop.

A 2h du matin tombe une goutte, puis deux, puis trois et enfin une averse. On replie tout en catastrophe, on sort les Kway, les housses de pluie pour le sac et on se met à la recherche d’un lieux abrité pour finir notre nuit.  On la finira dans une ancienne maison brûlée, taguée et anciennement squattée.



Après cette douce nuit nous revoila sur le bord de la route et toujours le même constat : on dérange !
Après une femme qui nous dépose sur un tronçon plus gros en partant travaillé et de nouveau après avoir attendu, notre premier 4x4 s’arrête. Tony, un grand baraqué/tatoué qui a vécu 10 ans à Nantes et qui est venu ici « parce qu’il y a du soleil ». Il ne va pas loin, seulement 10km environ mais lorsqu’on lui dit que l’on va à Màlaga, il arrête sa voiture, sort son téléphone et appelle le guitariste du meilleur groupe de flamenco d’Espagne et même du monde qui venait de jouer ici. Sa femme est en fait danseuse pro.  Un café plus tard, nous voilà donc dans la voiture d’Antonio, un Gypsi pure souche, plein de vie, et avec sa guitare bien entendu !
Il nous descendra environ 150km plus bas. Cela nous permettras de connaitre un peu les gypsi, les vrais, ceux d’Andalousie, pas ceux qu’on a en France comme il dit. Il nous parlera de ses soucis dans la vie du fait de sa condition de Gypsi et nous laissera devant le Mc’donald avec 2€ pour qu’on puisse manger un bout.
On n’en revient pas. Après la journée et la nuit de merde qu’on a eue la veille, on tombe sur Tony et Antonio qui font tout pour nous aider. Antonio nous a beaucoup marqué. Il ne possède pas grand-chose si ce n’est un sourire et un énorme cœur et pourtant il donne tout.

Le temps d’une bonne sieste pour Mia qui et crevée et nous re-voilà sur la route. Cette fois si on se fait insulté, enfin Mia, mais ne parlant pas espagnol, on ne comprend pas tout. On est finalement pris en 10min par une femme qui va nous expliquer pourquoi on ne fait pas de stop en Espagne. Il y aurait en fait eu dans le passé, des autostoppeur qui une fois dans la voiture sortait une arme pour voler ou tuer les chauffeurs. Il va donc falloir songer à faire une pancarte « Nous n’avons pas d’armes » pour les prochaines fois. Comme c’est la fin de journée, la femme nous propose de nous poser au bord de l’eau, on se retrouve donc avec des douches et WC. Le bonheur !

Une fois la douche prise, on trouve un endroit ou dormir, malheureusement infecté de moustique et où des gens viennent promener leurs chiens à  3h du matin. Petite nuit !

J’aurai en plus l’honneur de passer la nuit avec une moustique apparemment folle amoureuse de moi. Son baiser me laissera une jolie trace sur la bouche !

On retourne à la plage pour une douche/lessive et on reprend la route. Un peu tard, car il est 10h, personne s’arrête et il commence à faire très chaud. C’est du coup avec la haine qu’on marche sous un soleil de plomb vers la nationale. On y fera une grosse pancarte indiquant Valence à 180km de là.
Au bout de 30 min une voiture s’arrête. Il s’agit de Manuel et Laura qui retournent chez eux à Murcia environ 450 km plus loin. Jackpot !
On décide donc de descendre avec eux pour une fois à Murcia prendre un train pour arriver le plus vite possible à Màlaga. Il y a en effet un médecin parlant français et Mia et moi avons vraiment besoin de voir un médecin rapidement.

Manuel nous posera donc à la gare après nous avoir offert à boire et manger sur la route. Il s’avère qu’il n’y a pas de train pour Màlaga , on se rend donc à la gare routière où un bus partant à 23h nous fait arriver à 5h30. Parfait ! 

En attendant dans la gare, un homme nous interpelle, il s’agit de Manuel qui était allé acheter un médicament pour la toux de Mia, était retourné à la gare ferroviaire, ne nous y  avait pas trouvé, avait demandé au chef de gare s’il nous avait vu et le voilà devant nous avec sa boite de médoc. Le temps d’une photo et le voilà reparti. Nous sommes sur un petit nuage.  Le pire, ou je pense le mieux, c’est que c’était la première fois que Manuel prenait des autostoppeurs !



Avec les Espagnols en stop c’est tout ou rien. Il faut donc être patient et se dire que lorsqu’on nous prendra, on ne regrettera pas d’avoir attendu !

Je profiterai d'être à Màlaga pour retrouver deux anciens amis Erasmus rencontrés pendant mon année en Allemagne. Deux ans qu'on ne s'était pas vu!


Nous voilà  maintenant à Màlaga ou nous récupérons pendant le week end dans une auberge de jeunesse avant de se remettre en route lundi pour aller travailler.

Pour les photos, vous connaissez le chemin!


Hasta Luego!