mercredi 15 avril 2015

vol avec les condors

Aujourd'hui je vous emmêne en dehors de Puerto Natales.

 Concrêtement il n'y a pas grande chose. Enfin si, le Parc Torres del Paine oú il faut payer (cher) pour entrer, marcher en file indienne avec les autres touristes et pas arriver trop tard aux aires de camping pour pouvoir planter sa tente... Je vous avoue que c'est le programme qui me branche le plus.

Du coup j'ai décidé d'aller explorer les environs en dehors du parc. Il faut savoir que, contrairement en France par exemple, on ne peut pas arriver á un parking au pied d'une montagne, monter directement sur le petit sentier bien balisé et arriver sans souci au sommet.... Non ici c'est de la piste (quand il y en a), des sentiers á la demerdes-toi et tes cartes souvent imprécises.

Des le depart, je savais donc que ca risquait de finir comme ma randonée au Cap Vert oú, á force de suivre une chevre sauvage, j'avais bien galéré. Du coup j'ai fait mon sac en conséquence avec de la bouffe, des vetements chaud et ma tente et je partais en stop de natales pour rejoindre la chaise du diable.


Formation rocheuse en forme de chaise (enfin plutot genre tabouret design Ikea) proche de la Cueva del Milodon. Une petite heure dans une prairie me permettra d'aller explorer les 3 grottes présentes. La petite, la moyenne et la ... grande pour ceux qui ne suivent pas. Dans la petite on y a trouvé un tigre a dent de sabre, dans la moyenne, divers ossements et dans la grande pas mal de squelettes dont celui d'un Milodon geant. Cet enorme paresseu est donc devenu une sorte d'icone de la ville de Natales et comme le parc de Mickey, permet d'attirer des touristes heureux de se faire photographier dans une grotte, qui faut le dire, est enorme, a cóté de la statue de la copie conforme de ce Sid de 3 m de haut.

Je choisirais de partir hors sentier au dessus de la grotte pour finir par arriver via un petit col au dessus du lac Sofia. Autant vous dire que j'avais droit á une sacrée vue!

Petit pique nique sur un gros cailloux au pied de la paroie avant de redescendre. Mon repas sera écourté par un couple de condors me foncant dessus. Je faisait pas le malin et tenait fermement mon opinel auquel cas il faille me battre contre ces oiseau de 3.5m d'envergure.


Bon en fait il étaient cool et allaient juste dans leur nid a 10m au dessus de ma tête. J'aurais donc droit á un repas avec un ballet de condors a 3m de moi. Avec le bruit du vent dans les ailes, les regards en coin et tout et tout. Un moment de pure magie!

 Mais toutes les bonnes choses ont une fin et finirais par descendre au bord du lac.


Je reussirais finalement a arriver de l'autre côté et faire du stop sur la piste pour finir par me faire prendre par un couple d'Americain qui me redéposeront au pied de mon hotel.

 Voilá une belle journée qui se termine!

Quelques semaines plus tard, j'ai voulu retourner dans ce bel endroit mais cette fois en grimpant sur la montagne qui est de l'autre côté du lac.



Apres avoir été déposé en stop á l'endroit que j'avais repéré sur la carte, j'ai commencé la montée via le sentier qui s'est vite effacé du fait de nombreuseuses coupes d'arbres.

Du coup je me suis retrouvé á tracer tout droit dans l'pentu et ca n'a pas raté, je me suis retrouvé dans un merdier pas possible, á devoir ramper sous des bonzaï...
1h pour avancer de 500m!

J'ai fini par arriver sur le plateau désertique peu avant le sommet. Mais la nuit tombant, j'ai préféré monter la tente et remettre au lendemain le sommet. De plus, la derniére partie dans les arbres m'a achevée et je suis arrivée en haut sans une goutte d'eau et avec une soif terrible. Aucune riviére à l'horizon.

J'ai fini par m'endormir la bouche bien seche en ayant pris soin de mettre mon quart sour la toile de tente pour récupérer l'eau de pluie.

Deux heures plus tard, j'ai du me lever en catastrophe pour plier la tente qui allait se faire déchiqueter par le vent ultra violent.

C'est donc á la frontale, en pleine nuit et sous un vent de plus de 100km que j'ai du tout plier et chercher un abris. Le tout dans une zone connue pour abriter des pumas...

Du coup le lendemain j'ai dû me résigner á retourner par le même chemin merdique car continuer sans eau et sans savoir si j'en trouverai me semblait trop ambitieux...

Mais bon, la vue depuis le haut avec les lumiéres était plutôt sympa!


Les photos sont par ici

mardi 31 mars 2015

Dis... je peux dormir chez toi?

Juste avant mon départ, j'avais fait un article sur la communauté couchsurfing. Le principe: une communauté de voyageurs qui proposent un canapé oú un endroit pour dormir en échange de récits d'aventures, d'expériences, un plat de chez soi...


J'utilisais pas mal ce site avant de voyager pour rencontrer des locaux oú des voyageurs de passage. Depuis mon départ, j'ai surfé sur le canapé d'une centaine de personnes. A chaque fois ce fût une expérience incroyable. Et dans certains cas il en est né une réelle amitiée.


Malheureusement cette belle communauté a été rachetée il y a peu et aujourd'hui elle n'est plus ce que c'était.... Pour un nouvel utilisateur, je ne pense pas que cela pose probléme car il n'a pas connu l'ancien couchsrufing. Payer pour avoir des résultats pertinent dans ses recherches lui semblera donc normale... voir les paramétres de sécurité drastiquement restreints aussi j'imagine...

C'est toute une communauté et un état d'esprit qui est en train de disparaitre... et cela est assez triste je trouve.
Il est certain qu'il reste de superbes personnes sur ce site mais j'ai décidé d'en arrêter l'utilisation.


Du coup je vous présente deux sites que j'utilisais en paralléle et qui me conviennent.

Be Welcome, même principe que couchsurfing. Un poil plus compliqué et mois intuitif que le fût Couchsurfing.



Trust Roots. Le petit dernier, né en cette fin d'année 2014, il vient des créateur de la plateforme Hitchwiki dont je vous avait parlé ici. Il ne compte pour l'instant pas beaucoup de monde inscrit mais la fréquentation augmente et son site est je trouve trés bien fait!



mon profil Be Welcome

mon profil Trust Roots

samedi 7 mars 2015

Parque Torres del Paine

Ce parc est un peu l'unique attraction du coin. Je veux dire que les touristes descendent si bas en Patagonie pour deux choses: Ushuaia au bout du monde et le parc Torres del Paine. Puerto Natales faisant office de base pour s'avitailler avant d'aller faire  un des deux fameux treks: le O en 9 jours et le W en 3.

Avec plus de 1500 entrées par jour en saison haute, il n'est pas rare de faire la queue sur les chemins et voir les camping archi complets. 
Vous imaginez bien du coup que c'est un vrai business et qu'un étranger devra payer pas loin de 30€ pour entrer. À cela vous devez ajouter le trajet en bus (30€ a/r) et le prix de certains campings. Pour peu que vous ayez a louer du matos, vous vous en tirez a près de 50 boules pour marcher avec plein de gens. 
Pas cool!
En décembre, a mon arrivée à Puerto Natales, j'avais essayé d'y aller deux jours avec mon couchsurfeur. Après avoir réussi a entrer en stop et sans payer, nous avions campé, caché dans un sous-bois avant de marcher le lendemain. Malheureusement la météo n'était pas top et avons fini par traverser le parc dans la voiture de deux jeunes nous ayant pris en stop avant de revenir à Puerto Natales pour aller visiter la brasserie (genre de truc où si il pleut c´est pas grave!) et bien sur deguster!

Il y a une semaine, j'ai eu 2 jours de repos qui coïncidaient avec un superbe météo. 
L'idée était d'aller au parc et monter à un camping gratuit pour y retrouver deux collègues du travail qui étaient parti un jour avant moi.

Le camping étant gratuit et donc vite saturé, il faut un permis pour y aller. J'étais donc allé quelques jours avant réserver ma place dans le bureau des gardes parc à Natales. 
Bien entendu, ce n'est que à 150km de Natales que je me suis rendu compte que le papier était resté chez moi.


Je n'avais alors pas le temps de retourner à Natales. Entrer sans payer n'était pas un souci mais camper sans le permis impossible. 
La dernière voiture qui m'a pris en stop jusqu'à l'administration du parc m'a dis qu'un jeune français venant d'Annecy se trouvait à l'accueil et donnait des indications sur le parc. 
C'est donc plein d'espoir que j'ai tenté le coup. Après avoir expliqué à la fille de l'accueil que j'avais perdu mon permis pour camper, elle s'en est allée contacter le bureau de Puerto Natales qui n'a bien sur pas répondu. J'ai donc eu droit à un nouveau permis!
Pendant ce temps, je me suis présenté comme un compatriote du gars d'Annecy. Pendant 30min je l'ai assomé de questions, parlé de la Haute Savoie,... Si bien qu'à la fin j'ai eu le droit à un "bon trek!" Sans jamais m'avoir demandé mon billet d'entrée. Je suis ressorti donc avec mon permis, mon sac et dans avoir payé l'entrée. Je crois qu'on peu appeler ça un coup de maître!


Une dernière voiture en stop de l'administration jusqu'au départ du trek et me voilà parti après un rapide casse croûte. La carte me donne 3:45 de montée et un peu moins de 600m de dénivelé. Le soleil est au zénith, le ciel totalement dégagé, m'offrant une vue de folie, et il n'y a pas un pet de vent (ce qui est très rare dans la région!). Après une petite heure de montée, j'attaque la traversée en pente légère et la remontée du ruisseau a la fraîcheur du sous bois.

Au final j'arriverais en haut en 2h. Faut croie que j'ai encore un peu de jambes!
Après avoirprésenté mon permis de camping au guarde parque (qui ne m'a pas demandé mon billet d'entrée) je suis allé planté ma tente pour attendre le retour de Fernando et Tomas partis un jour plus tôt pour faire un itinéraire réservé aux guides (les deux sont guides dans mon hôtel). 
Après des retrouvailles autours d'un bon repas couscous-avocat-poivrons accompagné d'un vin Carmeniere en brique (la brique de vin chilien est bien meilleure que notre villageoise!) on est allé se coucher tôt et sous la pluie. Le beau temps était annoncé pour les deux jours mais comme on dit ici en Patagonie: cela ne serra a rien de prendre la météo car de tout façon elle va changer 3 fois!

Le lendemain, tout le camping se réveille à 5:30 du mat sous un ciel étoilé à couper le souffle. C'est en silence et à la frontale qu'une file de 150 personnes monte les 300 derniers mètres de denivellé pour arrier au pied des tours.

Emitouflé dans mon sac de couchage, a l'abris du vent derrière une pierre, j'attend comme tout le monde, le levé du soleil. C'est un peu le truc pour lequel tout le monde vient. Malheureusement, certains payent la totale (bus, entrée, camping) pour ne jamais voir les tours. 
Moi ce matin le ciel est pur et les tours commencent à rosir. 
Un spectacle de toute beauté.

Une fois cela terminé, on prend notre petit dej avant de redescendre plier la tente et retourner tout en bas. 
Un pique nique les pieds dans un ruisseau (glacé) au parking avant de se séparer. tomas part faire le grand circuit, Fernando à son billet de bus de retour et moi eh ben.... Je tends le pouce pour revenir à Natales.

Je serais pris en stop par un vieux couple de munichois. On aura passé le trajet a parler des endroits que l'on connaître commun. Un très bon amis a eux vivait a quelques maisons d'où j'habitais à Rosenheim (le monde est klein!). 
Je terminerais les 130 derniers kilomètres dans une voiture de gauchos lancée à 180 km/h pour arriver à Natales 2h après avoir quitté le parc et avoir été pris dans 3 voitures. Fernando lui, arrivera 2h30 plus tard.



En plus de m'avoir rien coutés, ces deux jours dans le parc furent magiques par la météo et très agréables avec mes deux collègues.

Les photos sont par ici