Après avoir passé 4
jours formidables à Barcelone, nous avons donc repris la route dans la
direction de Màlaga, 900 km plus au Sud.
Après avoir pris un métro pour sortir de la ville, nous
voilà pouce tendu avec notre pancarte sur la bretelle d’accès à l’Autoroute.
Comme d’habitude, personne ne s’arrête jusqu’à ce qu’une BMW nous prenne. Il
s’agit en fait d’un allemand en déplacement pour affaire. Il nous propose de
nous amener plus bas à environ 100km. Nous voilà donc en Espagne à parler
Allemand et je dois dire que ça fait plaisir ! surtout lorsque l'on maîtrise
mieux l’Allemand que l’Espagnol !
Notre chauffeur travaille en fait pour Rolce Royce (qui ne
fait plus de voiture maintenant) et après ces 3 jours en Espagne, va en
Hollande puis Paris puis le Grèce. Pas mal comme travaille non ?
Il nous dépose donc à sa sortie d’Autoroute ou on espère
retrouver quelqu’un pour continuer.
On fait d’abord une pause raisin (à point dans les
vignes !) et siesta pour récupérer. Mia est toujours malade et dort
beaucoup et quant à moi mon gros orteil me fait de plus en plus mal.
Après cette petite pause, on reprend le stop d’abord sur le
péage de l’Autoroute qui s’avère être trop petit et pas assez parcouru dans la
direction que l’on veut aller. On se met donc sur la nationale, à la sortie
d’un rond point. Il fait très chaud, il n’y a pas d’ombre, beaucoup de voiture
mais aucune ne s’arrête. On nous dévisage, on nous fait signe qu’on ne va pas
loin et que du coup on ne peut pas nous prendre, on nous regarde même pas.
Quand on a de la chance, on obtient un sourire de la personne qui nous indique
qu’elle n’a plus de place. Forcement on se met à maudire les chauffeur espagnol
et à devenir un peu méchant…
On finira, après plus de 6h sur cette route par aller a pied
sur la nationale pour s’arrêter dans une station service le temps d’une boisson
fraîche (le bonheur !) et de profiter de la connexion Wifi pour voir où on
est. On continuera de marcher pour aller acheter de quoi manger un peu et
ensuite trouver ou dormir. Après avoir traversé quelques quartiers et une rue
pleine de prostituées, on trouve notre bonheur : un petit sous-bois au
dessus d’une raffinerie… On tend les hamacs et nous endormons avec l’espoir de
bien avancer demain en stop.
A 2h du matin tombe une goutte, puis deux, puis trois et
enfin une averse. On replie tout en catastrophe, on sort les Kway, les housses
de pluie pour le sac et on se met à la recherche d’un lieux abrité pour finir
notre nuit. On la finira dans une
ancienne maison brûlée, taguée et anciennement squattée.
Après cette douce nuit nous revoila sur le bord de la route
et toujours le même constat : on dérange !
Après une femme qui nous dépose sur un tronçon plus gros en
partant travaillé et de nouveau après avoir attendu, notre premier 4x4
s’arrête. Tony, un grand baraqué/tatoué qui a vécu 10 ans à Nantes et qui est
venu ici « parce qu’il y a du soleil ». Il ne va pas loin, seulement
10km environ mais lorsqu’on lui dit que l’on va à Màlaga, il arrête sa voiture,
sort son téléphone et appelle le guitariste du meilleur groupe de flamenco
d’Espagne et même du monde qui venait de jouer ici. Sa femme est en fait
danseuse pro. Un café plus tard, nous
voilà donc dans la voiture d’Antonio, un Gypsi pure souche, plein de vie, et
avec sa guitare bien entendu !
Il nous descendra environ 150km plus bas. Cela nous
permettras de connaitre un peu les gypsi, les vrais, ceux d’Andalousie, pas
ceux qu’on a en France comme il dit. Il nous parlera de ses soucis dans la vie
du fait de sa condition de Gypsi et nous laissera devant le Mc’donald avec 2€
pour qu’on puisse manger un bout.
On n’en revient pas. Après la journée et la nuit de merde
qu’on a eue la veille, on tombe sur Tony et Antonio qui font tout pour nous
aider. Antonio nous a beaucoup marqué. Il ne possède pas grand-chose si ce
n’est un sourire et un énorme cœur et pourtant il donne tout.
Le temps d’une bonne sieste pour Mia qui et crevée et nous
re-voilà sur la route. Cette fois si on se fait insulté, enfin Mia, mais ne
parlant pas espagnol, on ne comprend pas tout. On est finalement pris en 10min
par une femme qui va nous expliquer pourquoi on ne fait pas de stop en Espagne.
Il y aurait en fait eu dans le passé, des autostoppeur qui une fois dans la
voiture sortait une arme pour voler ou tuer les chauffeurs. Il va donc falloir
songer à faire une pancarte « Nous n’avons pas d’armes » pour les
prochaines fois. Comme c’est la fin de journée, la femme nous propose de nous
poser au bord de l’eau, on se retrouve donc avec des douches et WC. Le
bonheur !
Une fois la douche prise, on trouve un endroit ou dormir,
malheureusement infecté de moustique et où des gens viennent promener leurs
chiens à 3h du matin. Petite nuit !
J’aurai en plus l’honneur de passer la nuit avec une moustique apparemment
folle amoureuse de moi. Son baiser me laissera une jolie trace sur la
bouche !
On retourne à la plage pour une douche/lessive et on reprend
la route. Un peu tard, car il est 10h, personne s’arrête et il commence à faire
très chaud. C’est du coup avec la haine qu’on marche sous un soleil de plomb
vers la nationale. On y fera une grosse pancarte indiquant Valence à 180km de
là.
Au bout de 30 min une voiture s’arrête. Il s’agit de Manuel
et Laura qui retournent chez eux à Murcia environ 450 km plus loin.
Jackpot !
On décide donc de descendre avec eux pour une fois à Murcia
prendre un train pour arriver le plus vite possible à Màlaga. Il y a en effet
un médecin parlant français et Mia et moi avons vraiment besoin de voir un
médecin rapidement.
Manuel nous posera donc à la gare après nous avoir offert à
boire et manger sur la route. Il s’avère qu’il n’y a pas de train pour
Màlaga , on se rend donc à la gare routière où un bus partant à 23h nous
fait arriver à 5h30. Parfait !
En attendant dans la gare, un homme nous
interpelle, il s’agit de Manuel qui était allé acheter un médicament pour la
toux de Mia, était retourné à la gare ferroviaire, ne nous y avait pas trouvé, avait demandé au chef de
gare s’il nous avait vu et le voilà devant nous avec sa boite de médoc. Le
temps d’une photo et le voilà reparti. Nous sommes sur un petit nuage. Le pire, ou je pense le mieux, c’est que
c’était la première fois que Manuel prenait des autostoppeurs !
Avec les Espagnols en stop c’est tout ou rien. Il faut donc
être patient et se dire que lorsqu’on nous prendra, on ne regrettera pas
d’avoir attendu !
Je profiterai d'être à Màlaga pour retrouver deux anciens amis Erasmus rencontrés pendant mon année en Allemagne. Deux ans qu'on ne s'était pas vu!
Nous voilà maintenant à Màlaga ou nous récupérons pendant le week end dans une auberge de jeunesse avant de se remettre en route lundi pour aller travailler.
Pour les photos, vous connaissez le chemin!
Hasta Luego!
Je profiterai d'être à Màlaga pour retrouver deux anciens amis Erasmus rencontrés pendant mon année en Allemagne. Deux ans qu'on ne s'était pas vu!
Nous voilà maintenant à Màlaga ou nous récupérons pendant le week end dans une auberge de jeunesse avant de se remettre en route lundi pour aller travailler.
Pour les photos, vous connaissez le chemin!
Hasta Luego!
Enfin un peu de nouvelles plus récentes. J'étais inquiète de vous savoir a Torremolinos,en chemin vers Marbella, toutes des villes de merde. Mais bon, vous ètes à bon port maintenant, jusqu'à la prochaine. Comment vont vos divers maux? C'est vraiment moche d'avoir à faire du stop avec un pied éclopé et la gorge en feu, mais c'est la vie, non?
RépondreSupprimerJe vous embrasse bien fort - Marianne
Je vous avais envoyé un mail que peut-`tre vous n'avez pas reçu?:
RépondreSupprimerc'est genial ton blog: j'ai appris que vous avez bien demarre hier,
malheureusement tu oublies de dire ou se trouvait le hamac...
Bon voyage les amis
Marianne
Je te signalerais juste pour pas confondre: ce que tu appelles
un gypsi s'appelle en Espagne un gitano ou gitan en France.
Les gypsis ou Zigeuner ou tsiganes c'est plutot l'Europe du sudest...
Coucou les voyageurs !
RépondreSupprimerAprès avoir lu vos dernières péripéties, nous avions juste envie de vous envoyer un petit message d'encouragement pour la suite. Soignez bien vos petits maux, restez motivés, et profitez au maximum !!
On pense à vous, bisous à tous les deux,
Arno et Cécile.
Je suis ton (puis votre) périple depuis le départ : ça vous échauffe pour la suite ;-)
RépondreSupprimerVous êtes encore en Europe y'a moyen de se faire comprendre -> profitez en ...
N'hésitez pas à demander des Produits locaux pour soigner vos petits maux car bien souvent ça coûte pas cher (voir gratuit) et très efficace ...
Pour le mal de gorge miel + citron si vous pouvez et un peu de gingembre ça agit direct ...
Bonne route
Benenuts
A peine en espagne et déjà de bien belles rencontres ( Manuel, Antonio..
RépondreSupprimerSans oublier Mme Moustique bien entendu.
C'est un immense plaisir que de lire tes articles toujours aussi attrayant.
A bientot